dimanche 3 décembre 2017

La Guerre du Pacifique : interview de Nicolas Bernard


Nicolas Bernard est avocat et étudie depuis longtemps la Deuxième Guerre mondiale et contribue à plusieurs revues d'histoire. Il se consacre également à l'analyse et à la réfutation du négationnisme. Il est l’auteur d’un très remarqué La guerre germano-soviétique 1941-1945 et a publié en 2016 un second ouvrage,  la Guerre du Pacifique, qu’il présente dans sa globalité et a accepté de répondre à nos questions.



Propos recueillis par Adrien Fontanellaz



samedi 16 septembre 2017

Tempête sur les Maldives ; l’opération Cactus


Le territoire de la république insulaire des Maldives s’étend sur 107'484 km2. Les 298 km2 de terre se répartissent entre 1'200 îles réparties entre 27 atolls. La taille de l’immense majorité de ces îles est minuscule, avec une moyenne de un à deux km2, et aucune de celles-ci n’est longue de plus de huit kilomètres. La présence de routes maritimes passant à proximité depuis des siècles donne aux Maldives leur importance stratégique. La population du pays atteignait 157'000 habitants en 1983. Celle-ci se répartissait sur 202 îles, et seules 19 de ces dernières comptaient plus de 1'000 habitants. Environ le cinquième de la population totale était concentré à Malé, la capitale. 

Adrien Fontanellaz


jeudi 1 juin 2017

Guerre dans l’Himalaya : le conflit sino-indien de 1962

L’année 1962 est marquée par la crise des missiles de Cuba, ces quelques semaines où le monde fut au bord de la Troisième Guerre mondiale. Si les États-Unis et l’URSS ne s’engagèrent pas dans un conflit nucléaire, cette année fut néanmoins celle où s’affrontèrent deux pays parmi les plus peuplés de ce que l’on appelait alors le Tiers-monde, l’Inde et la Chine populaire. La guerre fut courte et victorieuse pour les Chinois. Si elle ne bouleversa pas profondément les équilibres de la région elle continue toujours à assombrir les relations sino-indiennes alors que New-Delhi et Pékin sont dorénavant devenus des puissances mondiales.

David FRANCOIS

dimanche 30 avril 2017

vendredi 14 avril 2017

La reprise de Palmyre par l’Etat islamique, troisième manche (1/2)

Par Grégoire Chambaz

Une colonne de combattants de l'Etat islamique progresse en direction de l'aéroport de T4 le 11 décembre.

Après avoir perdu Palmyre le 27 mars 2016, l’Etat islamique lance une offensive éclair sur la ville début décembre. En sept jours, l’EI reprend aux loyalistes les champs gaziers de Shaer, Maher, Jazal, Jihar, la ville de Palmyre et met le siège par devant la base aérienne de T4[1], la plus importante de Syrie. Cette poussée sans équivalent dans le conflit syrien réduit un saillant loyaliste de 85 sur 55 km (en son emplacement le plus large) du désert syrien – véritable profondeur stratégique de l’Etat islamique. Pourtant, le régime disposait d’un important avantage en effectifs et en matériels dans la ville et ses environs. A travers cet article, nous allons tenter d’expliquer les raisons de la recapture de Palmyre par l’EI et d’éclairer le lecteur sur le terrain difficilement compréhensible de la guerre en Syrie.

samedi 1 avril 2017

Interview de Jean-Jacques Langendorf; La pensée militaire prussienne de Frédéric le Grand à Schlieffen


Jean-Jacques Langendorf est historien, écrivain et maître de recherche à l'Institut de Stratégie et des Conflits – Commission Française d'Histoire Militaire. Auteur prolixe, il a beaucoup écrit sur l'histoire militaire suisse mais aussi sur des sujets plus inattendus. Jean-Jacques Langendorf a publié La pensée militaire prussienne, études de Frédéric le Grand à Schlieffen aux éditions Economica en 2012 et a bien voulu répondre à nos questions sur son ouvrage.


Propos recueillis par Adrien Fontanellaz  








lundi 6 février 2017

La première bataille d’Elephant Pass ; juillet-août 1991


Entre approximativement le milieu des années 70 et 2009, le Sri Lanka fut déchiré par une guerre civile qui opposa le gouvernement central aux indépendantistes tamouls. A bien des égards, la première bataille d’Elephant Pass en 1991 peut être considérée comme un des tournants de ce long conflit.

Adrien Fontanellaz 


vendredi 6 janvier 2017

Bataille pour Bakou

Bien que la principale zone de conflit de la Première Guerre mondiale se trouve en Europe, les armées de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie, de l’Allemagne, de l’Empire ottoman se combattent également en Afrique, en Asie et dans le Pacifique. Parmi les moins connus de ces champs de bataille dispersés à travers le monde se trouve ce que l'on appelle alors la Transcaucasie. L’effondrement de l’Empire tsariste déstabilise le vaste territoire qui va du Caucase aux frontières de l’Inde qui devient alors un lieu de confrontation entre les puissances en guerre. Si la région suscite bien des convoitises c’est d’abord parce qu’elle est une zone stratégique reliant la Méditerranée et l’Europe à l’Asie centrale. Mais à ce motif ancien, fruit des nombreuses guerres qui opposèrent par le passé les Russes et les Ottomans, s’en ajoute un nouveau en ce début de 20e siècle, le pétrole.

Bakou est emblématique de l’importance géopolitique que représente alors le Caucase. La ville, aux confins de la Russie et de la Perse, port sur la mer Caspienne ouvrant sur l’Asie centrale est également au centre d’un riche champ pétrolifère. La ville devient au début de l’année 1918 le centre d’une lutte féroce où s’affrontent Ottomans, Britanniques et Soviétiques alors que les nationalités locales, géorgiennes, arméniennes et azerbaïdjanaises affirment leur volonté d’indépendance. Épisode méconnu de la Première Guerre mondiale, la bataille pour le contrôle de Bakou préfigure les affrontements qui, jusqu’à nos jours, démontrent le rôle clef que joue la région du Caucase.

David FRANCOIS

samedi 3 décembre 2016

Carro Veloce




L’armée italienne a été, jusqu’à relativement récemment, l’une des grandes négligées de l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale, notamment parce que les travaux des historiens italiens ont été peu traduits dans le monde anglo-saxon et francophone. De ce fait, les clichés issus des perspectives allemandes et britanniques – où il n’est question que de matériels désuets, d’un corps des officiers globalement incompétent, de troupes peu combatives, bref, d’un outil militaire en faillite - sur les forces armées italiennes ont eu une vie particulièrement longue. Pourtant, ces préconceptions ont été remises en question au cours des dernières décennies par diverses publications en dehors de la péninsule italienne, et ces dernières révèlent une réalité évidemment plus nuancée. Dès lors, il nous a paru intéressant d’exploiter certaines d’entre elles afin de mettre en perspective la genèse d’un blindé souvent présenté comme une véritable incarnation de l’impéritie militaire italienne ; le CV-33/35. En effet, si l’histoire de ce véhicule révèle en creux les limites évidentes de l’armée italienne, il souligne aussi les profonds bouleversements doctrinaux qui traversaient le Regio Esercito – bien loin des préconceptions portant sur un corps des officiers dont la pensée serait restée figée dans les pires pratiques de la Première guerre mondiale et convaincu qu’une guerre se gagnait avant tout avec des hommes et des mules. 


 

Adrien Fontanellaz

mardi 1 novembre 2016

Colonisation, révolte et indépendance : Texas, 1821 – 1845


Dans les années 1830, des colons anglo-américains se sont petit à petit approprié une province du Mexique. La réaction brutale de ce dernier a conduit notamment au célèbre siège de fort Alamo, devenu un mythe popularisé par la culture américaine. Comment on est-on arrivé là ? Cette bataille, qui est loin d’être la seule, a-t-elle été aussi décisive que le vante la légende ? Que s’est-il passé après, jusqu’à l’intégration du Texas dans l’Union ?
Jérôme Percheron


2 Octobre 1835, début de la révolte texiane. Les miliciens de la colonie de Gonzales sont décidés à combattre les soldats mexicains venus leur reprendre leur canon. « Come and take it ! » (« Venez donc le prendre ! ») (http://eleghosnews.blogspot.fr/2015/04/texas-revolutionbattle-of-gonzalesmolon.html)